AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Avis aux « anciens » partenariats,
comme vous pouvez le constater, le forum à subit un changement assez majeur. De ce fait -et pour faire totalement peau neuve- nous avons supprimé tout partenaires. normalement nous avons fait le tour des po-potes (ou alors ça ne saurait tarder), mais supprimez-nous quand même de votre liste, ça évitera de fausser ; de toute façon nous passerons vous voir.~ merci à tous et très bonne continuation à vous tous keur sur vous.
Cupid Human et ses post vacants,
Vous n'arrivez pas à vous décidez qui interpréter dans ce forum? Eh bien ils se trouvent que des membres débordant d'imagination vous on créés des scénarios digne de ce nom ; vous les trouverez ici. Pas mal de choses négociables pouvant s'adapter à vos besoins, venez y déposer vos envies et vos contraintes!En revanche, pour un côté un peu plus « stricte » voici des post vacants -momentanément fermé- ici à peine créés et demandent déjà à être adoptés! Venez jouer ces personnages tant attendus et si jamais quelques choses vous turlupines partez écrire un mp aux membres du staff!

Partagez | 
 

 Un couple, c'est plus que quatre jambes nues sous une couette

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
le blaze : Esquiisse
célébrité : Erika Sawajiri
Messages : 336
dans le jeu depuis : 29/09/2014
karma scale : 16 points, pour le moment
Reynolds Erika
銀 modest karma | sexiest admin
Identifiant du sujet   Jeu 22 Oct - 19:25
J’étais tellement nerveuse et excitée qu’à 5 heures du matin, mes yeux étaient grands ouverts. Je me retournais plusieurs fois dans mon lit, mais n’arrivais toujours pas à retrouver le sommeil. Je décidais donc de me lever et d’aller me faire une sorte de casse-croûte de nuit. Ces temps-ci, j’en faisais très souvent. Je me dirigeais, tout à mon aise, vers la cuisine dans le noir le plus total. J’ouvris le frigo et dénicha deux, trois bricoles que je réchauffais. Le ronronnement du micro-onde était le seul bruit présent dans l’appartement. Mais ça ne me dérangeait pas plus que ça. J’étais à mon aise dans cet appartement, puisqu’il avait été le mien depuis mon emménagement dans cette petite ville.

Pourtant, j’avais depuis plusieurs mois un autre endroit où vivre. Mais quand Yoshitô partait en mission, je me sentais si mal à l’aise dans son appartement que je partais discrètement chez moi. La preuve, je n’utilisais jamais « notre » en parlant de cet appartement. J’aurais pourtant aimé m’y sentir comme à la maison. Le « cling » du micro-onde me fit sursauter et je me mordis la lèvre. Quelle idiote ! Je laissais sur le coin du comptoir l’assiette encore chaude et allais me chercher quelque chose à boire. Mon esprit vagabondait dans mes souvenirs. En deux ans, ma vie avait littéralement changée. A tel point que j’avais l’impression d’être deux femmes totalement différentes. Il y avait la femme carriériste, indépendante et égoïste. Et puis l’autre, plus joyeuse, plus amoureuse aussi. J’avais renoncé depuis longtemps à essayer de rabibocher ces deux personnalités. Je me plaisais à dire qu’un jour, j’arriverais à une version améliorer, à mi-chemin entre les deux.

Le reste de la journée, je n’eus pas vraiment le temps pour me perdre à penser. J’étais un peu à droite à gauche avec mon mentor photographe. Quand j’eus du temps, j’hésitais sur ce que je devais faire. La raison pour laquelle je n’arrivais pas à dormir mesurait plus d’1m80 et était le propriétaire du nouvel appartement dans lequel j’avais emménagé. C’était aujourd’hui que Yoshitô rentrait de sa mission et j’avais hésité toute la journée sur la démarche à adopter. Est-ce que je devais l’attendre à l’appartement ou le laisser un peu tranquille, seul avec lui-même ? D’être militaire, au-delà de son prestige, n’a rien de très réjouissant et je ne voulais pas l’encombrer avec ma vie futile. Ajouté à cela, je lui aurais sûrement sauté au cou, pleine de désir. Je le trouvais toujours terriblement attirant lorsqu’il revenait de ses missions. Non pas qu’il me déplaisait en temps normal. Je ne saurais pourtant pas l’expliquer. Finalement, j’avais opté pour quelque chose qui me semblait tellement débile, réflexion faite. J’avais aimanté une photo de moi avec écrit « Bienvenue » sur le frigo. Il m’appellera quand il aura envie de me voir … J’espère.

Je n’étais jamais sûre de rien avec Yoshitô. Par moment, nous étions si semblables que j’en étais effrayée. Mais la raison principale de mon inquiétude était que j’étais bien plus accro à lui que l’inverse. Je ne me faisais pas d’illusions et cette pensée me fit soupirer de tristesse. J’avais pourtant créé cette situation. Au départ, elle me convenait parfaitement. Peu habituée au sentiment et d’avoir un homme pour moi toute seule, j’avais convenu avec Yoshitô que nous ne serions jamais un couple. Pourtant … Malgré moi, ma main se posa sur mon ventre et je me sentis emplie d’une profonde tristesse.

- Tout va bien, Madame ?
- Très bien, merci.

Je défis la robe que j’étais en train d’essayer pour me rhabiller et sortir prestement de la cabine d’essayage. La vendeuse m’adressa un sourire commercial en me demandant comment ont été mes essayages. Je me contentais de la lui rendre, un sourire navré aux lèvres. Je flâne dans les rayons, ne sachant moi-même pas vraiment ce que je recherche. J’avais envie d’une jolie robe, mais j’hésitais maintenant avec un jean plus passe-partout. Mon téléphone vibra dans mon sac et je l’attrapais négligemment. Mon cœur fit soudain un bond quand mes yeux se posent sur le message. Mon sourire reste figé sur mon visage et je tourne les talons pour retourner dans mon appartement.

Je dévalais les escaliers du métro et accélèrais le pas en regardant ma montre. J’avais mis un temps fou pour choisir ce que j’allais mettre et résultat, j’allais me pointer avec un quart d’heure de retard. Je ne voulais pas en faire trop, mais je ne voulais pas paraitre négligée non plus. Alors j’avais finalement opté pour une jupe fourreau noire, un T-shirt gris basique, avec des chaussures à talons de couleur. Mes cheveux étaient initialement attachés, mais avec la course, mon magnifique chignon étaient tout défait. Arrivée à quelques mètres du lieu, je ralentissais et passa une main dans mes cheveux pour les rendre plus présentables, même lâchés. J’agrippais un peu plus fermement mon sac quand je le vis de dos. Me mordant la lèvre, je résistais à l’envie de lui arracher ses vêtements.

Je me glissais finalement devant lui avant de me hisser pour l’embrasser furtivement. Dieu qu’il m’avait manqué. Je ne voulais pas qu’il s’en rende compte mais je pense que mes yeux brillants trahissaient ma nonchalance feinte.

- Je suis désolée, je ne t’ai pas fait attendre trop longtemps ?
Sex Ain't better than love - Signature



make a wrong turn, once or twice. Dug my way out, blood and fire. Bad decisions, that's alright. Welcome to my silly life

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
le blaze : Shina.
célébrité : Ishihara Lee Takamasa (MIYAVI)
groupe : Golden karma.
Messages : 162
dans le jeu depuis : 17/11/2014
karma scale : 51 points, pour le moment
Nishimura Yoshitô
黄金 golden karma | highest citizen
Identifiant du sujet   Ven 23 Oct - 23:21
La situation qui s’était présentée à lui durant plusieurs jours venait de s’achever. Il rentrait désormais chez lui, fatigué, mais surtout las des nouvelles recrues qui comptaient gravir les échelons. En effet, le lieutenant-colonel avait eu pour mission d’emporter avec lui quelques-uns des prétendants au titre de soldat pour les entraîner dans les conditions réelles. Pour s’être amusé, on pouvait dire qu’il s’était amusé, mais le résultat n’était pas des plus convaincants. Il avait été sur leur dos nuit et jour sans leur laisser le moindre temps de répit et, en dehors de deux ou trois jeunes hommes sur la dizaine à sa charge, aucun n’avait pris du poil de la bête. Yoshitô aurait s’en serait arraché les cheveux jusqu’à la racine si les circonstances le lui auraient permis.
Sauf qu’il savait se contrôler, du moins pour certaines choses, et il s’était contenté de demeurer impassible jusqu’au bout. Dans l’avion du retour, il avait néanmoins pris soin de ne pas se mélanger à ces personnes qui ne méritaient, selon lui, que peu de reconnaissance. C’était dans ces hommes que l’avenir du pays reposait ? Il se souvenait de la guerre en Irak à laquelle il avait participé et tous ces soldats qui avaient fièrement combattu, sans peur apparente, au front. Ils n’avaient rien à voir avec ces chiffes molles et le militaire en était bien contrarié. Dans son rapport, juste complété au cours du vol, il n’avait écrit que ceci : « Entraînement défectueux. ».
Maintenant qu’il avait rendu le tout, quitté la base pour le reste de la journée et que la nuit commençait à tomber sur l’archipel, il sortit son téléphone de sa poche pour le rallumer et se reconnecter avec le reste du monde. Il reçut quelques messages, par-ci par-là tandis que ses pas le conduisaient à la bouche de métro la plus proche, mais il reçut surtout un message d’Erika. Il datait de plusieurs jours et ne racontait rien de très important, mais il eut cependant le don de le ramener à la réalité éloignée des coups de feu. Il allait rentrer chez lui et tomberait sans doute nez-à-nez avec elle puisqu’il lui était impossible de la mettre à la porte. Cette cohabitation était devenue si habituelle qu’il n’en voyait pas l’intérêt.
Cette fois-ci, il avait envie de se changer les idées, et de revoir la demoiselle. Cela lui arrivait parfois et cela le troublait d’une manière assez étrange. Partagé entre deux sentiments, le militaire avait du mal à savoir sur quel pied danser. Pourtant, n’était-ce pas l’une des deux personnes à s’être empêtré dans cette situation ? Tout avait changé en si peu de temps... Tout ça le dépassait, si bien qu’il se questionnait vraiment sur ce qu’il ressentait. Il n’oublierait jamais la personne pour qui il continuait de se battre sauf qu’il y avait Erika dorénavant. Responsable de ce qui était arrivé, il avait aussi besoin de la protéger ; n’en était-il pas la contradiction même ?
Il écrivit donc un message à la demoiselle pour lui donner rendez-vous au restaurant ce soir-là. Juste le temps de rentrer, de découvrir la carte de bienvenue de la jeune femme et de se changer pour Yoshitô qui opta pour un pantalon en similicuir noir, un débardeur blanc, une veste de costume blanche ainsi qu’une paire de chaussures montantes en suédine. Pour ses cheveux, il se contenta de les brosser en arrière. Il ajouta une petite touche de parfum dans le creux de son cou puis derrière ses oreilles. Subtile subterfuge. Il finit par entourer son cou d’un long collier et enfonça son téléphone et son portefeuilles dans la poche de son pantalon. Fin prêt, il quitta l’appartement pour se rendre au lieu-dit.
Il ne mit que peu de temps et se rendit vite compte qu’il était le premier arrivé. D’un côté, cela l’arrangeait puisque niveau galanterie il valait mieux que ce ne soit pas l’inverse. Il eut donc tout le loisir de repenser au petit mot de bon retour d’Erika. Il trouvait cette attention ridiculement touchante. Toujours, comme d’habitude, il était incapable de trancher entre ces deux notions. En était-il franchement attendri ou bien trouvait-il cela vraiment absurde ? Il se doutait bien que derrière cette indécision se cachait un sentiment d’inconnu. D’inconnu, ou plutôt, de renouveau. Combien d’années s’étaient écoulées sans qu’on ait pris la peine de lui dire « hé, bon retour chez toi ! » ? Trop.
Perdu dans ses pensées, les mains enfoncées dans ses poches et le regard dans le vague, il fut surpris de sentir un contact s’accrocher à lui et lui décrocher un petit baiser. Il revint sur terre pour adresser un sourire à la demoiselle qui avait quelque peu les cheveux en broussailles.

« Ça ne fait pas longtemps que je suis là, la rassura-t-il. Tu es ravissante. »

Son doigt entortilla l’une de ses mèches de cheveux qui s’échappait encore de sa coiffure. Il lui fit un clin d’œil et lui offrit son bras afin qu’ils entrent dans le restaurant. Yoshitô avait les moyens de payer les plus beaux restaurants, mais pour ce soir-là, ce serait bien plus simple. Il n’avait pas envie de dîner dans le luxe, juste de passer un moment agréable en mangeant à sa faim.
Une table leur fut très vite attribuée et il tira la chaise de la demoiselle afin qu’elle s’y asseye. Cela fait, il déposa un baiser volatile dans son cou pour finir par se poser en face d’elle, retirant sa veste en dévoilant ainsi les nombreux tatouages qui ornaient ses mains, bras et torse. Toute une histoire.
L’apéritif commandé, il plongea son regard foncé dans celui de son interlocutrice.

« Tout s’est bien déroulé en mon absence ? l’interrogea-t-il. De mon côté, je n’ai pas eu le temps de me reposer, mais cette mission a été catastrophique. Les nouvelles recrues sont d’une mollesse telle que je n’en n’ai jamais vu. »

Après tout, on disait souvent que l’armée c’était le recours le plus facile dès l’instant où l’orientation professionnelle n’était pas très claire dans les esprits, mais voilà bien un discours des plus ignorants. L’armée était un engagement... Il passa une main dans sa chevelure en soupirant légèrement, trempant ses lèvres dans la boisson alcoolisée qui se présentait à lui.

« Mais je n’ai pas envie de parler de travail ce soir, reprit-il. J’ai trouvé ta photo tout à l’heure. »

Voilà. Et un sourire s’afficha sur son visage. Yoshitô.
Sex Ain't better than love - Signature



humanity is worse than death.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
le blaze : Esquiisse
célébrité : Erika Sawajiri
Messages : 336
dans le jeu depuis : 29/09/2014
karma scale : 16 points, pour le moment
Reynolds Erika
銀 modest karma | sexiest admin
Identifiant du sujet   Sam 24 Oct - 22:48
C’est donc cela qu’il faisait là-bas. Je sentis mon corps se détendre soudainement, relâchant la pression retenue ces derniers jours. C’est à ce moment-ci que je me rendis compte que j’avais retenu ma respiration depuis qu’il avait parlé de sa mission. C’était plus fort que moi, je m’inquiétais de ce qu’il pouvait faire quand on l’appelait là-bas, quand je savais qu’il reprenait ses fonctions. Je détestais l’idée qu’il pourrait être blessé sans que je ne puisse le savoir. Comme nous n’étions pas mariés, je n’étais pas la personne à contacter dans ce genre de situation et ça me terrifiait. Pourtant, je tentais de me montrer raisonnable et compréhensive. J’acquiesçais simplement lorsqu’il m’annonçait qu’il devait s’absenter, parfois pour une durée indéterminée. Je me rendais bien compte que je réfléchissais de façon déraisonnable. Mais peut-on penser autrement quand il s’agit de la personne que l’on aime ? Que l’on aime … Je me demande depuis combien de temps j’éprouve ce curieux sentiment.

- Sans encombres. Mais beaucoup de travail, ce qui est une bonne chose comme j’apprends. Ne t’inquiètes pas, je suis sûre que la prochaine fois, ce sera la bonne. Il doit y avoir quelques hommes qui en valent la peine, quelque part.

Je suivais des yeux les mouvements de ses mains et me remémorais ses gestes à mon égard. Comment ces choses anodines peuvent avoir un effet aussi démesuré sur moi ? Sa main dans mes cheveux, ou encore son baiser sur ma nuque. J’étais électrisée au moindre de ses contacts, ce qui ne manquait pas de me surprendre à chaque fois. Dans le fond, j’avais toujours su que cet homme était dangereux pour moi.

- Mais je n’ai pas envie de parler de travail ce soir. J’ai trouvé ta photo tout à l’heure.

Je m’étouffais en entendant ces mots. Merde, il cherche à me déstabiliser ou quoi ? J’avais fait ça sans vraiment y réfléchir. J’avais sans doute vu cette scène dans un drama et voulu reproduire ce côté mignon. A presque trente ans ? Je me maudissais moi-même. Mais visiblement, au vu de son sourire, il avait plus l’air touché qu’ennuyé. Je reposais mon verre sur la table et toussota.

- C’était complètement stupide, dis-je en éclatant de rire. Mais je voulais te laisser un peu de temps pour toi. C’est pour ça que je n’étais pas là.

C’était sincère, ce qui était bien loin de ma personnalité. J’avais pour habitude de m’inventer des vies. Le mensonge était devenu une seconde peau. Mais avec Yoshitô, je disais les choses spontanément. Malgré mes maladresses, je savais qu’il ne se moquerait jamais de moi, du moins de façon blessante. Cela faisait maintenant deux ans que nous nous fréquentions et il m’acceptait comme je suis. Perdue dans mes pensées, mon doigt caressait le tour de mon verre, un sourire vague sur les lèvres. Attirée par un bruit de talons, je posais mes yeux sur un couple qu’on assit trois tables à côté de nous. Ils étaient bien trop loin pour qu’on puisse entendre leur conversation et qu’ils fassent également de même. Ma main se posa sur l’avant-bras de Yoshitô. Je me rapprochais un peu plus de lui, adoptant le ton de la confidence :

- Dis, à ton avis, quelle est leur histoire ?

J’aimais bien jouer à ce jeu, regarder les autres et deviner ce qui pouvait les lier. L’homme était habillé en costume, sans doute sortait-il du travail. La femme, que je trouvais bien trop habillée pour un lieu comme celui-ci, avait l’attitude typique de celle à qui on ne refuse rien. Je trouvais qu’ils détonnaient un peu, tous les deux. Lui était plutôt banal alors qu’elle était plus superficielle. En les observant, je me demandais ce qu’on pouvait penser de nous deux.
Sex Ain't better than love - Signature



make a wrong turn, once or twice. Dug my way out, blood and fire. Bad decisions, that's alright. Welcome to my silly life

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
le blaze : Shina.
célébrité : Ishihara Lee Takamasa (MIYAVI)
groupe : Golden karma.
Messages : 162
dans le jeu depuis : 17/11/2014
karma scale : 51 points, pour le moment
Nishimura Yoshitô
黄金 golden karma | highest citizen
Identifiant du sujet   Sam 31 Oct - 17:54
Le coup de la photo. C’était une chose de plus qui était cliché, mais, finalement, qu’y avait-il de non-cliché dans la vie du lieutenant militaire ? Déjà, rien que par son métier cela annonçait le cliché le plus typique au monde : une vie mouvementée à droite et à gauche, une gentille petite femme qui l’attendait à la maison et une routine infernale en dehors de son travail. Il le savait, le détestait et l’aimait tant en même temps. Il y avait quelque chose de rassurant là-dedans, c’était comme une sorte de cocon qui lui faisait du bien. S’il ne trouvait finalement pas cette photo trop niaise, c’était parce qu’insciemment, il était touché par le fait de savoir que quelqu’un l’attendait. L’attendait lui malgré tout ce qu’il pouvait être. Sauf que si Erika voulait l’apprendre, elle devrait le deviner d’elle-même.
Il tourna son regard vers le fameux couple que la demoiselle venait d’apercevoir. Elle était curieuse, peut-être un petit peu trop parfois, mais il décida de se prendre au jeu de manière positive. Il avait eu assez de tourment au cours de ces derniers jours pour en rajouter.

« Un remariage, à coup sûr, déclara-t-il en buvant une gorgée de son verre. Ils ont vraiment l’air différent l’un de l’autre, mais, pourquoi pas ? Après tout, peut-être qu’elle a vécu des drames dans sa vie, que petite elle a été la risée de ses camarades, et elle a fini par se relever. Lui, peut-être qu’il est le pire enfoiré de la ville ; comment le savoir ? »

Il adressa un sourire à sa compagne avant que la suite des événements ne progresse vers l’entrée de leur menu. Comme Yoshitô aimait le dire, les choses commençaient à devenir plus intéressantes. En effet, son ventre criait famine depuis son atterrissage et il n’avait pas pris le temps de grignoter quoi que ce soit. Pas qu’il fasse attention à sa ligne, il n’avait pas besoin de s’en préoccuper, juste qu’il y avait peut-être un peu d’excitation dû au fait de retrouver Erika ce soir-là ? Il préférait ne pas trop se pencher sur ce genre d’interrogation qui était de celle qui lui demandait de retourner son esprit de A à Z.
Il retira délicatement son bras de la main de son interlocutrice tandis que le serveur déposait les plats sous leurs yeux. Il versa également du vin à Monsieur, qui le goûta, puis à Madame sous un accord explicite. Cuillère en main, Yoshitô put déguster la simplicité d’une soupe miso qui n’avait rien à envier aux plus grandes. Lui, fervent de plats à réchauffer, savait aussi trouver le goût des bons aliments et apprécier les bonnes choses. En face, la jeune femme paraissait aussi enthousiaste face à son entrée.

« Tu sais, je ne crois pas qu’on soit les mieux placés pour poser ce genre de jugement. Comment penses-tu qu’eux nous perçoivent ? »

Les histoires de chacun étaient tellement différentes, diverses et variées comme toutes les personnes de ce monde. Rien ne se ressemblait, pourtant tout était si semblable. A la question qu’il venait de poser, lui songeait que l’image qu’ils renvoyaient d’eux était celle d’un couple où tout paraissait aisé. Ils étaient beaux, bien habillés, se souriaient et se charmaient sans trop en faire. Pour la vie publique, tout cela suffisait pour que leur image soit la plus enviée. Sauf que derrière ce masque se cachait bien plus de choses qu’on ne pouvait se le figurer. Néanmoins, ce couple là-bas, ou bien eux deux, ils tenaient encore debout par le seul et unique moyen de la sensation de se sentir vivant.
Parce qu’il n’y avait pas que sur les terrains de combat que le militaire se sentait vivant. Maintenant qu’Erika faisait partie de sa vie, elle lui permettait aussi d’oublier un peu toute cette haine qui habitait son âme depuis trop longtemps. Cette haine qu’il nourrissait à l’égard du monde entier et qu’il laissait déferler dans ses combats.
Il soupira en reposant son couvert sur la table tandis qu’un vendeur de bonne fortune s’aventurait entre les tables du restaurant. Il tenait plusieurs roses dans ses mains, des fleurs individuelles. Après un regard jeté à la brunette, il extirpa un peu de monnaie de sa poche et fit signe à l’homme de s’avancer ici. Quelques pièces, un remerciement et le vendeur partit, Yoshitô tendit la rose rouge à sa compagne.

« Pour mon absence », se justifia-t-il.

Ce n’était pas grand-chose, mais un peu comme la photographie retrouvée sur le réfrigérateur, c’était une petite intention qui disait « Eh, toi et moi nous sommes ensemble, unis dans la même galère ». Rien d’extraordinaire.
Sex Ain't better than love - Signature



humanity is worse than death.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
le blaze : Esquiisse
célébrité : Erika Sawajiri
Messages : 336
dans le jeu depuis : 29/09/2014
karma scale : 16 points, pour le moment
Reynolds Erika
銀 modest karma | sexiest admin
Identifiant du sujet   Lun 2 Nov - 15:14
C’est fou l’image que l’on peut renvoyer aux autres, consciemment ou inconsciemment. Impossible de savoir si Yoshitô était dans le vrai, à moins, bien sûr, de s’adresser directement aux intéressés. Pourtant, là où je n’étais pas d’accord, c’était sur son interprétation de l’apparence de l’homme. Il me paraissait plus nigaud que profiteur. Je penchais la tête sur le côté, dubitative, mon regard s’attarda un peu plus sur l’homme en question. J’aurais pu parler de ça pendant des heures. J’aimais deviner la vie des gens, interpréter. Ce qui n’était pas du tout le cas de Yoshitô. Mon visage s’attrista quelques secondes. Nous ? Je suppose qu’on devait renvoyer une image positive, envieuse peut-être. Après tout, nous étions bien, tous les deux. Ça se voyait qu’on s’entendait la plupart du temps, qu’on ne se prenait pas la tête. Ça sentait le nouveau. Mais …

Je voulus répondre, mais ne savais pas vraiment quoi dire. A la place, ma bouche s’ouvrit sans émettre de sons, puis se referma. Par moment, lorsque je regardais en arrière, j’avais le sentiment que nous avions avancé. C’est vrai, Yoshitô m’affichait un peu plus comme la femme qui partageait sa vie. Mais … Mais je savais qu’il ne le pensait pas. C’était, disons que c’était plus facile de me présenter comme ça que ce que je représentais vraiment pour lui. D’ailleurs, avec le recul, je ne savais plus ce que je représentais pour lui. Il fut un temps, notre relation m’amusait, me distrayait. Nous étions comme deux âmes perdues qui profitaient de l’instant présent. J’avais l’impression que Yoshitô était toujours resté à ce stade-là, alors que j’avais avancé. J’étais amoureuse de cet homme et je n’étais plus satisfaite de ce statut, cette position innommable. J’avais été amie, amante, presque mère et maintenant ? Parfois, je ressentais le besoin d’avoir cette conversation qui, je le pressentais, bouleverserait tout. Mais j’étais également effrayée de ce qu’il pourrait me répondre.

- Pour mon absence.

Je savais qu’il devait m’aimer un peu pour se montrer si attentionné envers moi. Il n’était pas de ces hommes qui vous couvrent de cadeaux et tant mieux. Il pouvait lui arriver, comme ça, sans vraiment réfléchir, revenir avec une petite attention. C’est dans ces moment-là que je sentais mon cœur battre plus fort. Je le gratifiais d’un sourire en saisissant la fleur. M’adossant sur le dossier de ma chaise, j’effleurais les pétales. Je ne pouvais pas dire que j’étais malheureuse. Je l’ai rarement été depuis Yoshitô. J’en voulais juste plus. J’avais l’impression que mes vieux démons reprenaient le dessus et j’en voulais toujours plus. Je devais apprendre à savourer l’instant présent.

- Cette fois-ci, tu vas rester plus longtemps, hein ?

Ces derniers temps, il ne restait que quelques jours et repartait aussitôt, si bien que je prenais l’habitude de faire le va-et-vient entre son appartement et mon ancien. Sa présence me manquait, c’était indéniable. Même s’il restait avec moi les quelques jours avant de repartir, je ne me sentais pas rassasiée. Surtout depuis la perte de notre enfant. C’est comme si un immense vide s’était creusé que je n’arrivais plus à combler. Les infirmières m’avaient prévenues de choc post-traumatique, je ne les avais pas écouté, balayant leurs conseils d’un geste de la main. Yoshitô était là. Oui, mais, pour combien de temps ?

- Je crois bien que c’est la première fois que je vais ici. C’est dingue, Rakuen est pourtant si petit comparé à Tokyo. Mais j’ai l’impression de n’en avoir jamais fait le tour !

C’était futile, inutile, mais j’avais besoin de penser à autre chose. Je tournais en rond dans ma tête ces pensées sombres que je n’arrivais pas à sortir. J’avais peur qu’il ne s’en rende compte et que je ne gâche son premier soir de retour.
Sex Ain't better than love - Signature



make a wrong turn, once or twice. Dug my way out, blood and fire. Bad decisions, that's alright. Welcome to my silly life

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
le blaze : Shina.
célébrité : Ishihara Lee Takamasa (MIYAVI)
groupe : Golden karma.
Messages : 162
dans le jeu depuis : 17/11/2014
karma scale : 51 points, pour le moment
Nishimura Yoshitô
黄金 golden karma | highest citizen
Identifiant du sujet   Sam 7 Nov - 19:27
Ce n’était pas que Yoshitô n’aimait pas Erika. Cela n’avait rien à voir avec cette notion d’amour, puisqu’il le songeait lui-même : s’il n’éprouverait rien à son égard, cela ferait bien longtemps qu’il aurait stoppé cette relation. Ce qui rentrait en jeu était surtout l’attachement. Au fur et à mesure des mois passés à ses côtés, le lieutenant militaire avait pris l’habitude de la retrouver à chaque fois qu’il revenait de mission par exemple. C’était confortable pour lui de se savoir attendu, comme une sorte d’assurance. Et puis, il devait bien avouer que c’était plus agréable que de rentrer chez lui seul, planté en tête à tête avec sa télévision et ses remords. Il travaillait remarquablement bien, était parfois même le meilleur, sauf que quoi qu’il puisse en dire, rien ne remplacerait jamais cet attachement.
Ce lien s’était instauré peu à peu entre eux, tel un fil invisible. Le tatoué se trouvait même coupable de la tragédie qui faisait que leur couple durait toujours à l’heure actuelle. Cet enfant même pas né avait eu une grande importance pour lui. En l’espace de ces quelques semaines, il avait vu la possibilité d’enterrer son deuil passé, d’avoir la véritable envie de passer à autre chose. Il avait cru qu’une page de son livre se tournerait. A la place, d’autres lignes se traçaient, ensanglantées, sur cette même page déjà trop remplie. Erika avait fait une fausse couche et même si Yoshitô n’en n’était pas non plus la cause directe, il s’en blâmait.

« Je ne sais pas, Erika, déclara-t-il en terminant son assiette. Je ne choisis pas mes missions et tu sais très bien que si je les refuse, cela pourrait me porter préjudice. Je n’ai pas envie de perdre mon travail. »

« Je n’ai pas envie de perdre mon travail parce que c’est la seule chose qui me permet encore de tenir debout », ajouta-t-il intérieurement. Elle était au courant de ça, d’une grosse partie de ce qui le rendait aussi peu amusant et terre-à-terre. Depuis qu’ils étaient ensemble, il lui arrivait de se demander de quelle manière Erika parvenait à le supporter. Lui-même n’y arrivant plus que très rarement, cela relevait d’un vrai défi. Elle le réussissait sans doute parce qu’elle n’essayait pas de s’attarder plus longtemps sur des sujets dont elle savait qu’elle ne parviendrait jamais à déverrouiller les serrures.

« Si ça te plaît en tout cas, c’est l’essentiel. Pour ma part, je n’y suis venu que très rarement, mais le goût et la saveur présents dans leurs plats m’ont marqué. »

Un fin sourire se traça sur son visage tandis qu’un serveur revint vers eux leur demander si c’était terminé. Le militaire acquiesça d’un bref mouvement de tête et le pria de leur rapporter la carte afin de commander un dessert. Vaguement intéressé par ce qu’il s’y trouvait, il ne tarda pas à se rendre compte que quelque chose ne passait pas dans l’esprit de son interlocutrice. Il la trouvait splendide, mais préoccupée. Il n’était pas le plus doué pour jouer aux devinettes, d’ailleurs, il détestait cela, alors il ne lui en fallut pas plus pour l’interroger directement.

« Tu n’as pas l’air d’être en forme, constata-t-il. Il y a peut-être des événements que tu n’as pas pensé à me raconter ? »

De manière plus ou moins détournée donc, mais il espérait ainsi l’inciter à ce qu’elle lui parle d’elle-même de ce qui semblait la déranger. Il ne l’incriminait en rien, ne lui rejetait pas le fait d’un quelconque mensonge.
Devant ses yeux, les lettres se mélangèrent dans la carte des desserts, se massant tout de suite les tempes en se remémorant l’imbécile qui, en s’entraînant au tir, avait manqué sa cible, mais pas la barre en bois bancale qui pendait au-dessus du lieutenant lors de l’entraînement. Un bon coup sur la tête aurait toutefois pu lui remettre ses pensées en ordre, lui rendre un minimum de bon sens, sauf qu’à l’inverse, cet apprenti soldat avait fait sortir sa fureur. Afin de se remettre d’aplomb, il secoua doucement la tête, reprenant un peu de sa contenance.

« Ne prends pas exemple sur moi de ne pas raconter que je me suis à moitié fait assommer par l’un de ces stupides gamins qui ne savait pas où se trouvait sa cible », agrémenta-t-il pour plus de légèreté.

Il héla par la suite un serveur afin qu’il prenne la suite de leurs commandes.
Sex Ain't better than love - Signature



humanity is worse than death.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
le blaze : Esquiisse
célébrité : Erika Sawajiri
Messages : 336
dans le jeu depuis : 29/09/2014
karma scale : 16 points, pour le moment
Reynolds Erika
銀 modest karma | sexiest admin
Identifiant du sujet   Ven 13 Nov - 19:26
Je savais très bien qu’il ne choisissait pas ses missions et encore moins qu’il demandait à en avoir de plus en plus. Mais je n’y pouvais rien, il me manquait. Par moment, je souhaiterais qu’il me manque moins. Avant, je passais mon temps à me moquer de ces filles qui se sentent seules sans ce qu’elles qualifiaient de moitié. Je rigolais, pensant qu’elles n’étaient rien d’autres que des coquilles vides. Ces femmes-là n’avaient pas de vie, rien en quoi se consacrer. Pourtant, j’avais un travail qui me prenait presque tout mon temps, des amis à aller voir. Malgré tout, plusieurs fois par jour, il me revenait en mémoire, comme une chose importante qu’on ne doit pas oublier. Je choisis de passer à autre chose. Après tout, Yoshitô était beaucoup plus terre à terre que moi, me ramenant souvent dans la réalité. Alors que moi j’étais plus … artistique ? rêveuse ? Lui voyait les choses comme elles étaient, ce qui n’était pas une mauvaise chose. Le serveur nous apporta la carte des desserts, mais j’avoue ne pas y avoir jeté un coup d’œil sérieux. Je l’avais en main, je la voyais, mais mon regard passait au travers. Je fus brusquement ramenée à la réalité par la voix de Yoshitô. Je me sentis coupable, comme une enfant ayant fait une bêtise qu’il n’a pas encore avouée. Pourquoi me faisait-il souvent réagir comme ça ? Malgré moi, je baissais la tête sur mon assiette. Effectivement, il y avait quelque chose que je ne lui disais pas depuis déjà plusieurs semaines. Mais ce n’est pas parce que je voulais lui cacher des choses. C’est parce que j’avais peur d’aborder ce sujet, j’avais peur de ses réactions, de sa réponse. En l’entendant me raconter une anecdote alarmante, je redressais brusquement la tête.

- Quoi ? Oh mon Dieu, tu vas bien ?

Je me redressais, appuyant mes deux mains sur la table, inquiète. Pourquoi est-ce qu’il ne commençait jamais par me raconter ce genre de choses d’abord ? Voyant que ça avait l’air d’aller, je me glissais à nouveau sur ma chaise.

- En fait, je n’ai pas envie de prendre un dessert ici. Tu ne veux pas qu’on marche un peu ? On prendra quelque chose sur le chemin ?


sorry:
 
Sex Ain't better than love - Signature



make a wrong turn, once or twice. Dug my way out, blood and fire. Bad decisions, that's alright. Welcome to my silly life

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
le blaze : Shina.
célébrité : Ishihara Lee Takamasa (MIYAVI)
groupe : Golden karma.
Messages : 162
dans le jeu depuis : 17/11/2014
karma scale : 51 points, pour le moment
Nishimura Yoshitô
黄金 golden karma | highest citizen
Identifiant du sujet   Dim 15 Nov - 14:05
Yoshitô ne releva l’inquiétude d’Erika que par un simple sourire. Son choc n’avait rien de bien grave, ce n’était ni le premier, nie le dernier. De toute façon, si jamais il lui arrivait quelque chose, la jeune femme serait la première à être contactée. De ce côté-là, elle n’avait vraiment pas l’ombre d’un souci à se faire. Ce qui blessait davantage le soldat dans toute cette histoire était l’incapacité de ses recrues à se révéler utiles pour la nation.
Qu’adviendrait-il de celle-ci avec des hommes si peu compétents ? Mais le pire était les personnes comme Yoshitô qui donnaient de leur temps pour les former. Eux étaient médaillés, parfois même reconnus comme des héros aux yeux du pays et, pourtant, ils ne tiraient rien de ces prétendants aux titres. L’armée n’était pas un amusement, mais un véritable engagement. Mourir pour la patrie n’était pas donné à tout le monde.
Le serveur à leur niveau, Erika demanda, ou disons plutôt suggéra fortement, de ne pas prendre de dessert ici. Alors ainsi le tatoué avait-il tapé dans le mile en lui déclarant qu’il la trouvait embarrassée de quelque chose ? Quoi qu’il en soi, il opta donc pour l’addition plutôt que la carte.
Se levant en premier, il vint ensuite tirer la chaise de sa compagne puis lui déposer par la suite la veste qu’elle avait apportée sur ses épaules. Il lui adressa un sourire :

« N’oublie pas ta rose. »

Il ajouta qu’elle n’avait qu’à l’attendre devant l’enseigne du restaurant le temps qu’il règle leur dîner. Ces simples gestes lui faisaient du bien et lui donnaient envie de croire que la vie pouvait ne pas être plus compliquée que ça. Néanmoins, son for intérieur aimait le rappeler à l’ordre en lui sonnant les cloches qui le font revenir sur terre.
Le paiement effectué, il remercia les employés avant de quitter l’établissement et retrouver Erika. L’air peint sur le visage de celle-ci, son regard perdu dans le vague, la trahissait. Toutefois, Yoshitô ne le lui en fit pas remarque. Il entoura sa taille de son bras, la surprenant d’ailleurs.

« On y va ? Je te laisse nous guider à travers les rues pour le dessert de tes rêves. »

Un baiser se déposa sur sa tempe tandis qu’ils débutèrent leur marche digestive, ou disons aussi leur quête.
Si le militaire ne relançait pas le sujet sur lequel il avait commencé, c’était pour deux raisons : la première parce qu’il était égoïste et qu’il jugeait que si son amie avait envie de lui parler elle n’avait le faire (il ne lui courrait pas derrière) ; la seconde parce qu’il possédait une sorte d’appréhension, un peu comme s’il ne serait pas impossible pour lui de deviner ce qui la chiffonnait.
A la guerre, il se montrait sans vraiment de scrupules, mais devant une femme, qu’en était-il ? Parce qu’il la savait déjà blessée, il ne voulait pas remuer le couteau dans la plaie. Malgré toutes ces années de haine, sa faiblesse n’était jamais vraiment partie. Erika en était le plus bel exemple.
Sex Ain't better than love - Signature



humanity is worse than death.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
le blaze : Esquiisse
célébrité : Erika Sawajiri
Messages : 336
dans le jeu depuis : 29/09/2014
karma scale : 16 points, pour le moment
Reynolds Erika
銀 modest karma | sexiest admin
Identifiant du sujet   Mer 18 Nov - 14:57
Je lui souris. Bien sûr que je n'allais pas l'oublier. J'aimais toutes les petites attentions qu'il avait pour moi. J'aimais à ce qu'il fasse attention à moi et qu'il me fasse sentir comme si j'étais spéciale, parmi toutes ces femmes. Pour moi - et je pense pour la majorité de la gente féminine - Yoshitô était un peu comme un Prince des temps modernes. Peu d'hommes se comportaient comme lui, malheureusement. Mais heureusement pour moi. Voilà pourquoi je m'accrochais à lui comme ça. Je reconnaissais avoir de la chance.

J'acquiesçais et l'attendit donc dehors. La nuit commençait à se rafraîchir. En refermant les yeux, je me demandais où nous allions, comme ça. Je savais notre couple - tout du moins, le voyait-il comme ça ? - fragile, sur le fil du rasoir. L'annonce de ma grossesse nous avait rapproché. Ma fausse couche aussi. Mais d'un autre côté, elle avait creusé un fossé entre nous. Si je voulais m'engager pleinement, Yoshitô évitait la conversation. Bien évidemment, je comprenais sa position. Mais à d'autres, je ne voulais pas perdre mon temps. Je désirais lui faire comprendre qu'il n'y avait pas besoin d'avoir peur de l'engagement. Ca n'incluait pas un traitement spécial. Enfin, pas plus que ce que nous étions en train de vivre actuellement, tous les deux. Son étreinte me fit sursauter et je ne répondis rien à sa proposition. Le toucher de ses lèvres sur ma peau me fit tressaillir. C'est fou ce qu'un baiser innocent de sa part pouvait provoquer en moi.

Nous commençâmes donc notre marche, d'abord silencieuse, chacun perdu dans ses propres pensées. A cause de moi, l'ambiance allait devenir glaciale. Je me mordillais la lèvre, soudain honteuse. Il venait de revenir de sa mission et moi je l’embêtais avec mes pensées sombres. Je cherchais un sujet de conversation joyeux, mais n’en trouva pas. J’ouvris la bouche pour dire quelque chose, mais la referma quelques secondes après. Quand une goutte d’eau tomba sur mon front. Je levais la tête. Le ciel gronda et la seconde d’après, il pleuvait à torrent. Nous courûmes nous abriter devant une devanture d’un magasin couvert par une toile. Je me collais à Yoshitô pour éviter la pluie, mais nous étions déjà trempés. Je me mis à rire, amusée par la situation.

- Tu n’aurais pas dû m’écouter. On aurait dû rester à l’intérieur.

C’était bien moi ça, opter pour la mauvaise route. Je collais mes mains contre ma bouche, tentant d’étouffer mon rire, avant d’étudier l’étendue des dégâts dans mes cheveux. Je fis la moue, c’était foutu. Mon regard se posa sur Yoshitô. Bon sang ne pouvait-il pas être moins tentant ? La situation s’y prêtait et je me fichais soudain des gens autour. Enroulant mes bras autour de son cou, je me hissais jusqu’à ses lèvres.

- Tu m’as manqué, dis-je en déposant mes lèvres sur les siennes.
Sex Ain't better than love - Signature



make a wrong turn, once or twice. Dug my way out, blood and fire. Bad decisions, that's alright. Welcome to my silly life

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
le blaze : Shina.
célébrité : Ishihara Lee Takamasa (MIYAVI)
groupe : Golden karma.
Messages : 162
dans le jeu depuis : 17/11/2014
karma scale : 51 points, pour le moment
Nishimura Yoshitô
黄金 golden karma | highest citizen
Identifiant du sujet   Dim 22 Nov - 16:52
Lorsque la pluie s’abattit sur eux, Yoshitô songea que ce n’était vraiment pas de chance. Mais, heureusement, sa compagne réagit plus rapidement que lui pour les emmener se réfugier sous une tonnelle en tissu. Abrités ainsi, c’était comme une sensation de puissance. Rien de tout ça ne pouvait les atteindre, un peu comme s’ils étaient intouchables... En dehors du fait, bien sûr, qu’ils étaient bel et bien trempés puisque surpris par cette saucée impromptue. Néanmoins, cela ne dérangeait pas plus le lieutenant militaire que cela, il avait l’habitude de travailler sous la pluie, n’importe quel temps d’ailleurs.
À côté de cela, Erika riait sous cape de ce qui venait de leur arriver, déclarant qu’ils auraient mieux fait de demeurer sagement au précédent restaurant pour y prendre leur dessert. Yoshitô, lui, haussa les épaules. Il ne lui en voulait pas : de toute façon, elle n’aurait pas pu le prévoir. Et quand bien même elle aurait pu, ce n’était pas non plus la fin des temps. Ils y survivraient sans le moindre problème, d’autant plus qu’elle entourait déjà ses bras autour du cou du brun.
Celui-ci répondit à son étreinte en passant son bras dans son dos, la pressant un peu plus contre lui tandis que leur baiser se voulait un peu moins chaste qu’au premier abord. En y repensant, c’était peut-être la première fois qu’ils s’enlaçaient alors qu’ils étaient loin d’être secs. Cette sensation plaisait à Yoshitô et même s’il ne le lui apprendrait pas par des paroles, elle aussi elle lui avait manqué. Appuyant son baiser, il les fit pivoter de sorte à pouvoir la faire reculer au maximum contre la devanture du magasin. Quelques pas en arrière et le dos de la demoiselle rencontra le mur.
La main de Yoshitô se glissa sous le tee-shirt mouillé de la jeune femme, caressant tendrement son dos puis effleurant son ventre sans remonter plus haut dans un premier temps. Ses lèvres se laissèrent tenter par la peau de son cou, l’embrassant, la mordillant légèrement comme pour oublier ce qu’il venait de faire. Depuis qu’elle avait perdu ce qui aurait pu être un petit être humain, il ne parvenait plus à toucher son ventre. C’était une chose qui lui restait impossible à faire, même s’il savait que ce n’était pas de sa faute. Après tout, ce n’était de la faute de personne ; juste celle de la malchance.

« Parle-moi, lui murmura-t-il au creux de l’oreille. Parle-moi, je sais qu’il y a des choses dont on ne peut plus se défiler. »

Il y aurait un autre temps pour s’embrasser et s’aimer. Dans l’immédiat, il fallait crever cet abcès qui les ronger tous les deux depuis bien trop longtemps pour qu’ils laissent encore les choses dans cet état-là. Yoshitô ne souhaitait plus repartir en mission dans ces conditions. Il partait, certes cela lui changeait les esprits, mais dès lors qu’il revenait, c’était la réalité qu’il se prenait en plein visage. Ils devaient agir en conséquence, assumer lui aussi ses actes.
Il colla alors son front contre le sien, venant repousser l’une des mèches de ses cheveux qui lui barrait la joue. Un fin sourire se traça sur ses lèvres, un peu comme s’il espérait la rassurer et l’aider à se confier à lui. Il fallait impérativement qu’ils mettent les choses au clair. Bien sûr, ce n’était peut-être pas le meilleur moment, ils venaient à peine de se retrouver, mais au moins cela irait bien mieux entre eux. Dans le fond, le lieutenant militaire rêvait de plus en plus d’arrêter toute cette mascarade, toute cette haine qu’il entretenait depuis des années. Et, secrètement, il espérait que ce soit Erika qui le sauverait.
Sex Ain't better than love - Signature



humanity is worse than death.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
le blaze : Esquiisse
célébrité : Erika Sawajiri
Messages : 336
dans le jeu depuis : 29/09/2014
karma scale : 16 points, pour le moment
Reynolds Erika
銀 modest karma | sexiest admin
Identifiant du sujet   Lun 23 Nov - 2:56
Un courant électrique parcourt mes lèvres et glisse le long de mon corps, lorsqu’il répond à mon baiser. Mon corps se colle contre le sien et je sens ses mains caresser la peau de mon dos. Le désir monte en moi et tout en l’embrassant, mes mains glissent sur son corps. Sa nuque, ses épaules, son torse, ses abdos. Je tremble légèrement sous l’excitation du moment que nous partageons ; mes doigts froissant le tissu du haut de Yoshitô. Il ne fait que poser ses mains, mais je me sens comme prise par un désir incontrôlable. Je soupire de plaisir lorsque, me plaquant contre le mur, ses lèvres s’aventurent sur la peau de mon cou. Je le tire un peu plus vers moi alors qu’il mordille mon épaule. J’oublie que nous sommes dehors et que n’importe qui pourrait nous surprendre. Plus rien ne semble avoir d’importance soudainement. Il n’y a plus que Yoshitô. Mon corps se crispe lorsqu’il caresse mon ventre, mais je ne veux pas arrêter ce moment, alors je laisse sa main là. Malgré moi, cette zone est devenue sentimentalement sensible. Mais j’ai d’autres pensées en tête, suffisamment pour ne pas m’attarder sur ce détail. Je suis parcourue d’un frisson lorsqu’il souffle dans mon oreille. Mais je n’ai pas envie de parler. Je ne veux pas interrompre notre étreinte. Je ne veux tout simplement pas avoir cette conversation maintenant. J’essaye d’esquiver la question, mais Yoshitô me pousse un peu, me forçant à rompre le contact de nos deux corps. Mais je le laisse finalement faire car je n’ai pas envie de riposter contre lui. Je ferme les yeux lorsque nos fronts se collent, tentant de retrouver mes esprits. Mes doigts frôlent l’esquisse de son sourire et je lui souris également. Mes mains se posent de chaque côté de sa nuque et nous gardons le silence. Je sais qu’il attend que je dise quelque chose, mais je ne sais par où commencer. J’ai peur soudain.

- Yoshitô … I love you … so much.

De parler dans ma langue maternelle m’est venu spontanément, comme si je ne pouvais exprimer la sincérité de mes sentiments que par cette langue. C’était la première fois que je lui disais ces mots, la première fois que j’osais les prononcer à haute voix. Mes mains glissèrent sur son torse, nos yeux les uns dans les autres.

- Mais je sais que ce n’est pas ton cas.

Ma main suivi le prolongement de son bras et se posa sur sa main, qui elle était toujours sur mon ventre.

- Et j’ai cru pendant un temps que … ça nous rapprocherait. Ça a été le cas. Et puis … Et puis j’avais perdu l’enfant. Nous nous étions emmurés dans nos propres silences et la vie avait repris son cours. Et puis tu t’es à nouveau éloigné et je ne sais pas quoi faire pour te faire rester.

Mes derniers mots, c’était comme une plainte que je les avais prononcés. Je me détestais dans ces moments. Je détestais cette faiblesse, ce besoin d’autrui. J’avais besoin de lui, plus qu’il n’avait besoin de moi. Je ne pensais qu’à moi ; j’étais égoïste de vouloir l’enfermer comme ça, avec moi. Mais je n’arrivais plus à faire semblant. Je pose la paume de mes mains sur mon visage et remonte mes mains jusqu’à mes cheveux. Je me sentais toute à la fois libérée d’un poids et suffoquée. Mal à l’aise par la situation, j’aurais préféré affronter la pluie. Me calant contre le mur, je croise mes bras sous ma poitrine en signe de protection. Après mon aveu, je fuis son regard et me mord la lèvre inférieure.
Sex Ain't better than love - Signature



make a wrong turn, once or twice. Dug my way out, blood and fire. Bad decisions, that's alright. Welcome to my silly life

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
le blaze : Shina.
célébrité : Ishihara Lee Takamasa (MIYAVI)
groupe : Golden karma.
Messages : 162
dans le jeu depuis : 17/11/2014
karma scale : 51 points, pour le moment
Nishimura Yoshitô
黄金 golden karma | highest citizen
Identifiant du sujet   Sam 28 Nov - 13:14
Parce que, de toute façon, le besoin d'autrui est propre à l'être humain, quoi qu'il puisse en dire, Erika venait de lui avouer le sien. Elle désirait Yoshitô à un point que ce dernier n'aurait jamais imaginé. Bien sûr qu'il avait souffert de la disparition de cet enfant... il en avait tout autant souffert qu'il se l'était imaginé là, sous ses yeux à gambader. Mais de qui était la faute de tout ça ? Non pas de la jeune femme qui se tenait devant lui, mais plutôt de lui, n'est-ce pas ? Lui qui ne lui offrait que de l'amour lorsqu'il le désirait. Lui qui ne se préoccupait d'elle que lorsqu'elle le lui demandait. Lui qui n'osait la regarder que de coin, trop effrayé pour imaginer construire le reste de sa vie avec elle. En plus d'être dépendant, il était un égoïste. Il ne pensait plus qu'à lui depuis des années, toutes ces années pour lesquelles il se battait en se rendant à chaque mission qu'on lui commandait. Il savait que lui ne se perdrait pas sauf, qu'en attendant son retour à chaque fois, c'était la demoiselle qui commençait à se perdre. Il avait été là pour la soutenir, au début, puis, comme elle venait clairement de l'annoncer, ils s'étaient tous les deux emmurés dans leur silence. Pleurant ce qu'ils avaient perdu. N'était-ce pas l'ombre d'un signe ?

"Erika... débuta le lieutenant, le problème n'est pas que je ne t'aime pas, le problème est que je ne sais pas comment t'aimer. J'ai longtemps été seul depuis le décès de la seule personne pour qui j'ai un jour compté et me ré-engager là-dedans est loin de m'être facile. Je me suis vraiment demandé si j'étais prêt, d'ailleurs, à me ré-engager un jour. La réponse a été non durant un temps... le temps qui nous a mené jusqu'à cet enfant que nous avons perdu."

Il se stoppa quelques secondes, fébriles d'être capable de lui parler, pour une fois, avec autant d'honnêteté. Etait-il vraiment prêt à avoir cette conversation avec elle ? C'était ce qui semblait se détacher de ça en tout cas. Lentement, il se rapprocha d'elle pour saisir sa main dans la sienne et tenter de capter son regard fuyant. Elle n'avait pas l'air bien, ce qui était totalement compréhensible, mais il fallait qu'il continue. Qu'il continue pour briser en entier cette bulle qui les avait tous les deux séparés.

"Je ne te le redirais probablement pas, mais tu es ma faiblesse. Depuis tout ça, depuis nous, lorsque je pars au front, malgré tout, je ne peux pas m'empêcher de songer que je laisse quelqu'un derrière moi. Cette idée m'est encore peu familière, mais sache que j'apprécie ta présence quand je rentre de l'armée. J'aime le fait que ce même quelqu'un m'attend toujours."

Il avait ravalé sa fierté, mais l'avait balancée à travers sa franchise. De toute façon, elle méritait de savoir qu'elle était la seule personne, jusqu'à présent, qui l'avait fait s'arrêter et se poser un instant. Cela faisait sept ans qu'il courait sur les champs de batailles, n'ayant peur de rien, pas même de sa propre mort puisqu'il était convaincu qu'il ne pouvait pas partir avant d'accomplir ce qu'il avait à accomplir. Aujourd'hui, il commençait à en être fatigué et, dans un coin de sa tête, il pensait à prendre sa retraite. Pourtant, il tirait sur les années encore un peu, par simplicité, par aisance. Ses supérieurs souhaitaient garder le bon élément qu'il était, mais il allait sur ses trente-cinq ans ; et à cet âge, la plupart des soldats encore debout se retranchaient derrière la vie familiale qui les attendait. Qu'en était-il de lui ?
De son autre main, il vint caresser avec tendresse la joue de sa compagne, tentant de lui tirer un petit sourire. Il n'était pas doué, pas doué du tout, mais cela ne datait pas d'hier. Dans ses yeux il y avait le pardon de l'enfant qu'il était encore malgré tout ça. Néanmoins, il savait très bien que ça ne serait pas avec un pardon que les choses iraient mieux ; mais avec des efforts.
Sex Ain't better than love - Signature



humanity is worse than death.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
le blaze : Esquiisse
célébrité : Erika Sawajiri
Messages : 336
dans le jeu depuis : 29/09/2014
karma scale : 16 points, pour le moment
Reynolds Erika
銀 modest karma | sexiest admin
Identifiant du sujet   Dim 6 Déc - 2:09
- […]La réponse a été non durant un temps... le temps qui nous a mené jusqu'à cet enfant que nous avons perdu.

Je le savais. Il ne voulait pas s’engager et encore moins après la perte de cet être qui nous liait. Il n’avait plus aucune obligation vis-à-vis de moi. Yoshitô était libre de vivre sa vie. Qui étais-je pour l’en empêcher ? Avait-il seulement pensé à véritablement me quitter ? Ou pire, avait-il pensé à avoir une aventure, goûter ce que cela pourrait donner à l’extérieur de l’histoire que nous construisions ? Je ne sais pas et je savais encore moins si j’avais envie d’une réponse. Voulais-je vraiment savoir ce qu’il y avait dans la tête de Yoshitô ? Moi qui étais pleine de conviction quelques jours plus tôt, je flanchais. Il ne venait seulement que de m’avouer à demi-mot ce que je pensais savoir déjà. Notre relation n’avait plus de raison d’être. Je sentais déjà mon cœur vaciller à ce demi-aveu. Non, je ne voulais pas le laisser partir. Comprenait-il que j’avais besoin de lui ? Comprenait-il que je tentais de devenir une personne plus respectable, mieux, rien que pour lui ? J’avais arrêté mes manigances, de ruiner mes relations amicales, de m’immiscer et briser les relations, par jalousie, par ennui, par convoitise. J’avais enfin l’impression d’avoir trouvé la paix avec moi-même et d’avoir fait une place au bonheur.

Je me collais un peu plus contre le mur, comme si ce simple geste, ce simple recul suffirait à me faire fuir cette conversation. Je sentis la main de Yoshitô glisser dans la mienne et j’exerce une légère pression. Son contact me rassure un peu. S’il me tient la main comme il le fait, c’est qu’au fond, je compte un peu pour lui, non ? Je finis par le regarder dans les yeux et j’ai du mal à décrire ce que je pourrais y lire. Yoshitô est une énigme pour moi. Je connais beaucoup de choses sur lui. Mais j’ai toujours autant de mal à rentrer dans sa tête, deviner ses pensées. C’est comme s’il dresse un énorme mur que je ne peux franchir. Tout serait sans doute plus facile si nous n’étions pas ce que nous sommes. Je ne peux pas lui reprocher son manque de confiance en moi. J’estime n’avoir rien fait pour le mériter. Yoshitô me connait par cœur. Nous nous sommes rencontrés au pire moment de nos vies. Sans que nous en parlions, nous connaissons chacune des blessures cachées de l’autre. Si je brise les couples, c’est que je ne supporte pas de voir les autres heureux. Si Yoshitô s’enferme dans des relations sans lendemain, c’est qu’il a peur de s’attacher et de perdre.

Alors ce qu’il me dit me fait battre le cœur. Sa faiblesse … Je me sens soudain plus légère, transporter. Je sais ce que cela signifie pour Yoshitô. La seule personne qu’il considérait comme ça n’est plus et je sais que c’est le plus beau compliment qu’il ne puisse jamais me faire. Son autre main caresse ma joue et je me sens défaillir. Non, je n’ai pas envie qu’il me le dise que cette fois-là. J’ai besoin de l’entendre, encore et encore. Je ne peux soudain plus m’en lasser. Mais je sais que je dois me contenter de cette unique fois. Si moi je suis prête à affronter mes sentiments pour lui, je pense que Yoshitô ne veut pas faire le point. Je me hisse sur la pointe des pieds et l’attire un peu vers moi. Nos lèvres sont momentanément à quelques millimètres. Mais je romps très vite le contact entre nous. Mes lèvres se posent avidement sur les siennes. Emportée par nos échanges, par sa soudaine déclaration, le manque de lui durant son absence, je quitte sa main enlacée dans la sienne pour enserrer sa taille. Je frissonne un peu, sentant mes vêtements mouillés coller à ma peau. Je mords sa lèvre inférieure avant d’interrompre notre baiser.

- Je n’attends pas à ce que tu m’aimes d’une façon conventionnelle. Je veux juste sentir que je compte pour toi.

Si Yoshitô n’était pas prêt à s’engager réellement dans notre relation, je l’accepterais. Difficilement, mais je m’y ferais. A la place, je voudrais qu’il me montre un peu plus qu’il tienne à moi. Je le regardais avec un sourire. Je ne sais pas pourquoi, mais j’eus comme un flash de nous deux, avec cet enfant. Ce que nous aurions pu être heureux. Je sais que je ne pourrais combler Yoshitô que de cette façon.

- Ne me trouve pas égoïste, s’il te plait. J’étais … Je suis bouleversée quand je repense à cet enfant que j’ai perdu. Mais je suis encore plus triste de te priver du type de vie que tu mérites.
Sex Ain't better than love - Signature



make a wrong turn, once or twice. Dug my way out, blood and fire. Bad decisions, that's alright. Welcome to my silly life

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
le blaze : Shina.
célébrité : Ishihara Lee Takamasa (MIYAVI)
groupe : Golden karma.
Messages : 162
dans le jeu depuis : 17/11/2014
karma scale : 51 points, pour le moment
Nishimura Yoshitô
黄金 golden karma | highest citizen
Identifiant du sujet   Ven 18 Déc - 19:03
La pluie continuait de tomber tandis qu’ils étaient tous les deux enlacés dans une étreinte qui, de l’extérieur, pouvait paraître des plus amoureuses. À l’intérieur, les choses étaient quelque peu différentes. Non pas qu’ils n’étaient pas amoureux l’un de l’autre ; ils étaient dépendants l’un de l’autre. Erika avait besoin de Yoshitô pour réussir à se reconstruire de son passé lointain et plus proche tandis que Yoshitô... nécessitait la même chose, en fin de compte. Il était dépendant de cette demoiselle qui, même s’il ne l’admettait encore que difficilement, lui apportait une certaine paix intérieure – ce qu’il n’avait plus vécu depuis bien des années. Elle avait ce pouvoir sur lui, de le calmer et lui permettre de souffler un peu plus que ce qu’il ne pensait. Et, bien sûr, parce qu’il était humain et plus effrayé par les sentiments humains que par les bombes, il avait peur de cet engagement avec elle.
Le baiser fut finalement rompu par la jeune femme qui lui annonça ne pas avoir besoin d’être aimé de manière conventionnelle, juste de sentir qu’elle comptait pour lui. Mais n’était-ce pas déjà le cas ? Ne le faisait-il pas déjà ? S’ils vivaient toujours ensemble, n’était-ce pas pour cette même et unique raison, qu’elle comptait pour lui ? Il devrait bien avouer ne pas avoir saisis le sens que devait prendre ses paroles. En effet, il partait en mission, la laissant à l’arrière, en sécurité en quelque sorte, mais vers qui se tournait-il dès son retour ? Vers elle, et vers personne d’autre. Il ne l’abandonnerait pas comme ça, cela lui était désormais impossible après tout ce qu’ils avaient vécu ensemble. Ils étaient liés, qu’ils le veuillent ou non et au cours de ces fameuses missions, le militaire avait eu le loisir d’y songer encore et encore.

« Qu’ai-je à faire de plus pour te le prouver ? »

Cette question fut posée droit dans les yeux et plus sincère que jamais. Ses petits gestes n’étaient donc pas suffisants pour elle ? Si elle lui expliquait, il pourrait peut-être répondre un peu mieux à ses besoins, à ses sentiments. Depuis tout ce temps, lui n’avait pas eu de telle relation. Il s’apercevait en cet instant même que les efforts devaient se trouver des deux côtés. Comment est-ce que cela fonctionnait-il, déjà ?
Puis l’enfant revint à la charge. Les blessants tous les deux au plus profond de leur âme. Cette cicatrice vivrait à jamais dans leur cœur. De quelle façon arriveraient-ils à surmonter cette peine immense ? Peut-être que c’était elle qui avait raison. Peut-être qu’en s’unissant avec davantage de force ils se sentiraient mieux. Sans oublier, ils pourraient tourner cette douloureuse page et se concentrer sur l’avenir avec un peu plus d’optimisme – ou juste se concentrer sur l’avenir puisque cette question ne se posait même pas depuis cette triste histoire.
Néanmoins, il y avait une chose qu’il ne pouvait pas lui laisser dire. En quoi elle le priverait du « type de vie qu’il méritait » ?

« Erika, soupira-t-il, je ne mérite rien, et je le sais. Je ne mérite même pas ta présence à mes côtés. L’essence même de l’être humain est l’égoïsme, depuis le début des temps ; mais toi... »

Elle était bouleversée. Il le lisait sur son visage renfermé, morose. Ce qu’il redoutait était de la voir pleurer. Il ne voulait pas la voir pleurer. Pas encore. Pas pour une douleur qui lui arrachait les entrailles du corps. Il aimerait la voir pleurer de rire. Pleurer de bonheur. Lui était-ce seulement arrivé depuis qu’ils se côtoyaient ?
Il lui attrapa avec beaucoup de tendresse l’avant-bras afin qu’elle lève le visage dans sa direction. Là, il l’attira un peu plus à lui pour l’enfermer dans ses bras, l’enfermant dans sa poitrine.

« Tu penses trop à moi, trop à ce que moi je pourrais vouloir. Mais je ne demande rien, d’accord ? Tu n’as pas à être aussi exigeante avec toi-même me concernant. Je suis certain d’être envié par beaucoup de personne lorsqu’on te voit à mes côtés. C’est à moi de faire des efforts. Je tiens sincèrement à cette relation. »

Il la repoussa doucement pour lui adresser un sourire, comme pour animer ses propos. Son cœur semblait sur le point d’exploser. Se dévoiler à une femme lui ferait décidément toujours le même effet désarmant.
Apercevant une faible lueur au fond de ses yeux, il lui offrit un baiser, songeant que cette action scellait en quelque sorte ce dans quoi il venait de s’engager. Il prenait alors pleinement conscience de ses mots.

« Maintenant, rentrons, tu vas attraper mal. »
Sex Ain't better than love - Signature



humanity is worse than death.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
le blaze : Esquiisse
célébrité : Erika Sawajiri
Messages : 336
dans le jeu depuis : 29/09/2014
karma scale : 16 points, pour le moment
Reynolds Erika
銀 modest karma | sexiest admin
Identifiant du sujet   Mar 22 Déc - 2:08
Quoi faire ? Je ne sais pas. J’ai l’impression d’en demander tellement à cet homme qui me donne déjà pourtant tout. Mes amies me jugent folle, j’ai l’homme dont toutes les femmes rêvent. C’est vers moi qu’il revient systématiquement et il est plein de petites attentions qui me réchauffent le cœur. Il ne fait pas partie de ceux qui se lassent, qui se disent qu’une femme une fois dans leur lit n’est plus une femme à conquérir. J’ai la chance d’avoir un homme qui me regarde tous les jours avec le même regard brillant. Pourtant … pourtant, j’ai le sentiment que quelque chose nous empêche de nous rapprocher de l’autre. Est-ce parce que depuis le début de notre relation, je n’ai jamais entendu ces trois mots que j’ai prononcé plus tôt ? Sans doute. C’est comme s’il se refusait à s’engager, alors que nous emblions l’être déjà. Mais peut-être était-ce moi qui me fais des idées. Mais je ne suis pas d’accord avec lui. Pourquoi ne mériterait-il rien de ce que je lui offre ? De ce que je connais de lui, Yoshitô est bien celui qui mérite tout ça et plus encore. Il a perdu celle dont il était amoureux et depuis son cœur s’est renfermé. Il a vu des choses que la plupart ne voit pas. Il continue de faire certaines choses qui en rebuterait plus d’un. Pourquoi n’a-t-il pas conscience de tout ça ?

Je secoue bêtement la tête, désapprouvant ce qu’il dit. Mais je ne trouve pas les mots pour riposter. La seule chose qui me vient à l’esprit est « idiot ». Il est idiot de penser que je n’ai pas à être là, que je devrais être avec quelqu’un d’autre. Il est idiot de penser qu’il ne me mérite pas, pire, qu’il ne mérite rien. Mais ce n’est pas un argument suffisant et je n’ai pas envie de me lancer dans un débat avec lui. Je perds trop souvent. Je me laisse aller contre lui, enserrant son torse de mes bras, reposant la tête contre sa poitrine. J’expire fort, soulagée par ce simple contact. Il ne le dit pas par des mots, mais je peux jurer le sentir dans ses gestes : il m’aime. Si ce n’était pas le cas, il n’aurait pas ces gestes doux, cette voix agréable, ce regard brûlant. Je ne serais qu’une fille de plus, une de celles qu’il ramenait, à l’époque où je l’ai rencontré, dans ce bar. Je me souviens de son allure de l’époque, de cette ombre de peine et de tristesse qu’il trimballait. Malgré ma répulsion pour le malheur, j’ai été comme captivée par cet homme.

Ses lèvres sur les miennes me donnent d’autres envies. Il m’a tellement manqué durant ces quelques jours. A chacun de ses départs, ça devient plus dur à supporter. Les premiers jours, ça va. Je suis occupée, je vais voir des amies. Mais c’est la nuit que c’est plus dur. La vie de couple me mène la vie dure. Je souris quand il dit que nous devons rentrer. J’ai besoin de prendre une bonne douche pour me réchauffer. Heureusement, nous ne sommes pas très loin. Il pleut encore mais après tout, au point où nous en sommes, je pense qu’un peu plus ou un peu moins ne fera aucune différence. Je laisse Yoshitô passer la clé dans la serrure et nous voilà chez nous. Je me glisse derrière lui tandis qu’il referme la porte et me colle à lui, passant mes mains sous son T-shirt. Nos corps sont glacés, mais je me fiche pas mal de si j’attraperais mal demain. Il se retourne vers moi et je ne lui laisse pas le temps de dire quoique ce soit que je capture ses lèvres. Mon baiser est moins sage que ceux échangés à l’extérieur. Je n’ai jamais compris cette pudeur qui est propre aux Japonais. Je n’ai jamais été lé genre de fille timide, qui rougit au moindre contact charnel. J’ai été élevée à l’occidental et j’ai du mal à me défaire de cette éducation. Hâtivement, je retire nos deux hauts, retournant avec empressement à ses lèvres. Mes mains parcourent son torse nu et descendent vers sa ceinture que je défais prestement. Je n’ai pas besoin de lui dire à quel point il m’a manqué. Je l’ai assez répété tout à l’heure et cela se voit actuellement. Je n’ai jamais pensé à aller voir un autre homme en son absence. Cela ne m’a jamais traversé l’esprit parce que je suis corps et âme dévoué à cet homme qui me rend folle.
Sex Ain't better than love - Signature



make a wrong turn, once or twice. Dug my way out, blood and fire. Bad decisions, that's alright. Welcome to my silly life

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
le blaze : Shina.
célébrité : Ishihara Lee Takamasa (MIYAVI)
groupe : Golden karma.
Messages : 162
dans le jeu depuis : 17/11/2014
karma scale : 51 points, pour le moment
Nishimura Yoshitô
黄金 golden karma | highest citizen
Identifiant du sujet   Dim 3 Jan - 20:03
Sex Ain't better than love - Signature



humanity is worse than death.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
le blaze : Esquiisse
célébrité : Erika Sawajiri
Messages : 336
dans le jeu depuis : 29/09/2014
karma scale : 16 points, pour le moment
Reynolds Erika
銀 modest karma | sexiest admin
Identifiant du sujet   Dim 3 Jan - 21:56
Sex Ain't better than love - Signature



make a wrong turn, once or twice. Dug my way out, blood and fire. Bad decisions, that's alright. Welcome to my silly life

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
le blaze : Shina.
célébrité : Ishihara Lee Takamasa (MIYAVI)
groupe : Golden karma.
Messages : 162
dans le jeu depuis : 17/11/2014
karma scale : 51 points, pour le moment
Nishimura Yoshitô
黄金 golden karma | highest citizen
Identifiant du sujet   Sam 16 Jan - 20:23
Sex Ain't better than love - Signature



humanity is worse than death.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
le blaze : Esquiisse
célébrité : Erika Sawajiri
Messages : 336
dans le jeu depuis : 29/09/2014
karma scale : 16 points, pour le moment
Reynolds Erika
銀 modest karma | sexiest admin
Identifiant du sujet   Dim 17 Jan - 0:13
Sex Ain't better than love - Signature



make a wrong turn, once or twice. Dug my way out, blood and fire. Bad decisions, that's alright. Welcome to my silly life

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
le blaze : Shina.
célébrité : Ishihara Lee Takamasa (MIYAVI)
groupe : Golden karma.
Messages : 162
dans le jeu depuis : 17/11/2014
karma scale : 51 points, pour le moment
Nishimura Yoshitô
黄金 golden karma | highest citizen
Identifiant du sujet   Dim 24 Jan - 14:28
Sex Ain't better than love - Signature



humanity is worse than death.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
le blaze : Esquiisse
célébrité : Erika Sawajiri
Messages : 336
dans le jeu depuis : 29/09/2014
karma scale : 16 points, pour le moment
Reynolds Erika
銀 modest karma | sexiest admin
Identifiant du sujet   Dim 24 Jan - 15:57
Je me cambrais de plus en plus, sentant le désir grimper en flèche. Depuis combien de temps étais-je devenue aussi dépendante de lui ? Depuis combien de temps mon monde ne tournait plus qu’autour de lui et lui seul ? Moi qui maudissait ces filles amoureuses, voilà que j’en étais devenue une. Et ça faisait tellement de bien. Pour la première fois, je ne ressentais pas ce vide dans mon cœur, Yoshitô l’avait plus que comblé. Il prenait toute la place, plus qu’aucun homme ne l’avait jamais fait. En y réfléchissant, je ne suis jamais tombée amoureuse avant, je n’avais jamais connu de sensations aussi fortes que celles que je vivais depuis que je le connaissais. Nous étions passés par tellement de choses, tellement d’épreuves. Nous nous étions déjà séparés, puis retrouvés et finalement éloignés. Je pensais le perdre au fur et à mesure. Lentement, je le sentais s’éloigner de moi si bien que chaque jour je craignais celui où il me dirait ne plus vouloir de moi dans sa vie.

N’y tenant plus, je finis par jouir. J’étais heureuse, comblée. Une chose est sûre, je ne suis pas prête à le laisser me quitter. Mes yeux se ferment quand nos lèvres se touchent enfin. Je me rapproche un peu plus, enroulant mes bras sur ses épaules. L’eau coule toujours sur nous, la buée commence à se former sur le carreau. Quand je me détache un peu, pour me coller à la paroi, mes mains glissent de sa poitrine à son torse. Je vais pour prendre véritablement une douche, mais Yoshitô me déconcerte. Je relève mes yeux vers lui. Vient-il à l’instant de me demander en mariage ? M’a-t-il demandé de l’épouser ? Je plante mon regard dans le sien, j’ose à peine y croire. Il semble attendre une réponse.

- Tu es … tu es sérieux ?


Etait-ce dû à l’intensité de nos retrouvailles ? Bon sang, je me posais trop de questions, j’avais si peu confiance en moi à l’heure actuelle. Mais je réalisais peu à peu ce que cela impliquait. Il ne voulait pas que je parte. Malgré l’eau qui coule sur mon visage, je sens les larmes couler sur mes joues. Je plaque mes mains sur ma bouche, le sourire aux lèvres avant de lui sauter littéralement dessus et de l’embrasser.

- J’ai cru que tu ne me le demanderais jamais … Oui, j’ai envie de faire ma vie avec toi, Yoshitô.

Sex Ain't better than love - Signature



make a wrong turn, once or twice. Dug my way out, blood and fire. Bad decisions, that's alright. Welcome to my silly life

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
le blaze : Shina.
célébrité : Ishihara Lee Takamasa (MIYAVI)
groupe : Golden karma.
Messages : 162
dans le jeu depuis : 17/11/2014
karma scale : 51 points, pour le moment
Nishimura Yoshitô
黄金 golden karma | highest citizen
Identifiant du sujet   Dim 24 Jan - 16:53
S'il était sérieux ? Il en eut lui-même un frisson qui le parcourut de la tête aux pieds. Que venait-il de faire à l'instant même ? Demander Erika en mariage. Mais ce qui l'étonnait le plus dans cette situation était son propre sourire béat. C'était la première fois qu'il se sentait aussi léger. Il était comme un gamin qui venait de faire la plus belle chose de toute sa vie ; et n'était-ce d'ailleurs pas le cas ? Il vit le visage de sa compagne virer des larmes au sourire, lui sautant littéralement dessus pour l'embrasser et lui affirmer qu'elle souhaitait faire sa vie avec lui. Tout ce qu'il put faire en cet instant fut de la serrer plus fort contre lui, son menton se déposant sur le haut de sa tête.

« Je ne veux plus te perdre, déclara-t-il. Peut-être que nous ne sommes pas les personnes les plus parfaites au monde, mais j'imagine que nous avons nous aussi droit à ce bonheur-là. »

Ses mains glissèrent dans le dos de la jeune femme avant de la repousser légèrement de sorte à lui adresser un beau sourire. Il aimerait lui promettre monts et merveilles, sincèrement, mais de peur de trop s'engager encore, il demeura muet devant sa tendresse. Avoir droit au bonheur... C'était une notion si simple et qui, finalement, ne voulait pas dire grand-chose, mais Yoshitô y croyait malgré tout ce qui avait pu lui arriver. Erika était la personne qui l'avait tiré de sa démence interne ; bien que celle-ci ne partirait jamais complètement.
Il se munit enfin du savon, commençant par en étaler sur les épaules de sa compagne, fiancée. Ses lèvres vinrent près de son oreille et, amusé, le tatoué lança :

« Madame Nishimura, vous êtes la femme la plus ravissante que je n'ai jamais rencontré. »
Sex Ain't better than love - Signature



humanity is worse than death.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
le blaze : Esquiisse
célébrité : Erika Sawajiri
Messages : 336
dans le jeu depuis : 29/09/2014
karma scale : 16 points, pour le moment
Reynolds Erika
銀 modest karma | sexiest admin
Identifiant du sujet   Dim 24 Jan - 17:48
Personne ne pouvait être plus heureuse que moi en cet instant. L’homme le plus incroyable du monde venait de me demander en mariage. Moi ! Qui aurait pu croire qu’un jour, moi aussi, j’aurais une bague au doigt ? Certainement pas moi. Au fond, j’ai toujours rêvé de ce genre de moment. Adolescente, je me voyais mariée et vivre une vie remplie de bonheur. Quand les années passèrent, j’avais de moins en moins confiance en cet avenir. Ça, c’était avant de rencontrer Yoshitô. A l’époque, nous étions loin d’être les personnes que nous sommes actuellement. Lui-même rongé par ses années à l’armée, moi-même combattant mes propres démons. Avec le temps, nous avions parcouru pas mal de chemin. Si aujourd’hui je suis une femme plus sereine et moins mauvaise, c’est grâce à lui. C’est pour lui que j’ai ressenti l’envie de devenir la femme dont il serait fier.

Il me poussa doucement et nos regards se croisèrent à nouveau. Pincez-moi je rêve. J’étais sur un petit nuage et je n’étais pas prête d’en redescendre. La fatigue que j’avais ressenti, cette boule au ventre, tout avait disparu. Il avait suffi d’une phrase, et quelle phrase. Mes yeux pétillaient de bonheur. Je crois n’avoir jamais aussi heureuse de ma vie. J’avais envie d’éclater de rire, de partager ma joie. On aurait dit une enfant à la sortie d’un parc d’attraction. Je le laissais me passer du savon sur le corps et quand il se pencha à mon oreille pour me souffler que j’étais la femme la plus ravissante, je rougis comme une adolescente. J’adore sa façon de me complimenter, il est toujours si élégant dans sa manière de parler. Et puis, il m’avait appelée Madame Nishimura. Je me mordis la lèvre, m’imaginant déjà. J’osais à peine rêver de ce moment, alors le vivre en vrai était complètement fou. A mon tour, je savonne son corps, mais mes pensées sont ailleurs.

- Et vous l’homme que j’ai toujours rêvé d’avoir.


L’une de mes mains se pose sur sa nuque. J’aime tout chez lui et je ne me lasserais jamais de son corps. L’eau fait partir la mousse sur nos corps. Ais-je besoin de lui dire à quel point je suis heureuse en ce moment précis ? Je n’ai même pas les mots suffisants pour décrire l’état dans lequel je suis actuellement. Ma main tapote sur sa joue, dessinant le contour de ses lèvres. Comment ai-je fait pour attirer un homme comme lui ? Madame Nishimura … Pas une seule seconde je ne regrettais de perdre le nom de famille de mon père. De toute façon, je n’avais plus de contact avec eux. Yoshitô connaissait toute ma vie. Il savait que je n’étais plus en contact avec mes parents. Au fur et à mesure que notre relation avançait, il était devenu ma seule famille. Même si Yoshitô me poussait à reprendre contact avec ma mère, actuellement au Japon.

- Yoshitô … Je veux être tout pour toi … comme tu l’es pour moi.
Sex Ain't better than love - Signature



make a wrong turn, once or twice. Dug my way out, blood and fire. Bad decisions, that's alright. Welcome to my silly life

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sex Ain't better than love - Signature
Revenir en haut Aller en bas
 

Un couple, c'est plus que quatre jambes nues sous une couette

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Junichirô Tanizaki : Quatre Soeurs ...
» Tagliatelle aux quatre fromages
» L'homme sans jambes, sans bras...
» Que faire lorsque la routine, la monotonie s'installe dans un couple ?
» [Zweig, Stefan] Vingt-quatre heures de la vie d'une femme

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Cupid Human :: 楽園RAKUEN
Le jardin d'Eden s'offre aux habitants
 :: 都心▬centre ville :: restaurant :: GENTLY▬凛々しい
-